Mobilisation le 12 septembre contre la loi travail XXL…

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Un demi-recteur à Caen et Rouen : on solde à la rentrée 2017 !

Le SNASUB-FSU a suivi et s’est inquiété dès le mois de juillet du départ non remplacé de la rectrice de l’académie de Rouen. L’annonce officielle de ne pas nommer un nouveau recteur laisse le SNASUB-FSU perplexe devant ce qui apparait comme une politique confuse.

C’est la politique du ni-ni qui a été décidée : ni fusion des académies de Caen et de Rouen, ni « immobilisme ». Les autorités ministérielles profitent de la création des « régions académiques », instituées en décembre 2015, pour hisser le recteur de Caen au-dessus des deux académies, dans les faits en un demi-recteur puisqu’il n’aura plus le temps de s’occuper de son académie initiale. On se demande comment il va pouvoir se dupliquer pour assister à toutes les réunions auxquelles il est actuellement présent (Comité technique, CTSA, CHS-CT, CA du GIP-FCIP…). Lors de son arrivée en septembre 2016, il avait annoncé qu’il était là pour restaurer la confiance avec les personnels après l’éviction de son prédécesseur par une lutte locale à laquelle SNASUB-FSU avait largement contribuée.

La question principale est celle de savoir si l’organisation administrative du service public d’éducation nécessite de la proximité avec la population. La réponse est clairement oui ! Or, la tendance actuelle vise à dévitaliser le tissu local du service public au profit d’une politique générale et technocratique toujours plus éloignée des réalités. Le service public a besoin de proximité pour sa qualité et pour garantir dans les faits le meilleur accès aux droits de toutes et tous.

L’existence de services interacadémiques déjà en place entre Caen et Rouen servent « d’arguments » pour justifier un rapprochement voire une fusion. Mais que l’on juge du résultat. Les personnels se plaignent de ne plus avoir en permanence un chef de service. On ne peut être efficacement affecté à deux endroits, car c’est être affecté nulle part. Il y a incompatibilité entre suivi de proximité et double affectation. Nous le voyons déjà avec le service interacadémique de la formation professionnelle et continue (DIAFPIC), commun aux deux académies de Caen et Rouen. A l’échelle d’un recteur, cela signifie que des forces centripètes vont être à l’œuvre pour le remplacer dans les faits. Quand on sait que la direction du rectorat de Caen est dirigée par une secrétaire générale et trois secrétaires généraux adjoints, on peut s’inquiéter des tiraillements que suscitera le vide créé par l’absence du recteur.

Pour ce qui concerne le SNASUB-FSU, nous demandons à rencontrer le recteur de Caen dans les plus brefs délais afin d’avoir de nouveaux éléments sur la situation et rappeler notre opposition à tout processus de fusion et demandons la nomination dans les plus brefs délais d’un recteur à Rouen. La lutte continue !

Le 4 septembre 2017, les secrétariats académiques de Caen et de Rouen du SNASUB-FSU

ECHEC DU DIRECTEUR GENERAL DU CNOUS DE CONVAINCRE LES REPRESENTANT-ES DU PERSONNEL DES BIENFAITS DE LA FUSION DES CROUS DE CAEN ET DE ROUEN

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tract fusion

Compte rendu de la réunion du 27 mars 2017

Tension. Sans nous annoncer les raisons ni les objectifs de cette réunion, la direction nous convie, nous les délégués syndicaux, à une rencontre avec M. Giannesini, président du CNOUS. Mais les raisons de cette visite, nous pouvons les deviner. Boycott des réunions aux CROUS de Dijon et Besançon, pétition aux CROUS de Caen et Rouen : les fusions ne semblent pas faire d’émules chez les personnels. Et pour cause ! Les agents craignent une perte de qualité du service rendu aux étudiants, des suppressions de postes, un isolement des UG éloignées des services centraux, des difficultés de communication entre services… Mais alors, pourquoi la fusion ?

La réponse à cette question, M. Giannesini se donne bien du mal, lundi 27 mars 2017, pour parler de longues minutes sans nous la donner. Au milieu d’un bel enrobage sucré destiné à nous faire avaler la pilule (de nouvelles missions seront créées pour occuper les agents devenus inutiles, nous pourrons choisir notre poste en fonction de nos envies, des groupes de réflexion bouillonnent d’idées novatrices), il ne donne qu’un argument concret justifiant ce projet : nos partenaires le font, il faudrait qu’on le fasse aussi.

Le SNASUB-FSU, de même que plusieurs autres syndicats, s’est positionné contre la fusion des CROUS. La représentante du SNASUB-FSU n’a eu de cesse de réclamer une réponse plus cohérente, sans tenir compte des provocations de M. Giannesini (« vous nous prenez pour des idiots en estimant que des postes seront supprimés »), de ses accusations infondées (« si des gens ont signé une pétition dans leur intérêt personnel, ça ne change rien »), de son mépris (« étudiants, usagers, clients, ça reste les mêmes personnes, c’est juste des mots »). Nos partenaires fusionnent ? Et alors ? Notre principal partenaire est l’université. Or, lorsque nous menons des négociations avec l’université, nos UG traitent avec les UFR qui leur sont proches géographiquement. Cet argument ne convainc donc pas !

Et puis M. le Président finit par lâcher le mot : « je n’irai pas jusqu’à dire qu’on subit cette fusion mais… » Point de beaux projets novateurs, d’idées modernes, d’amélioration de nos conditions de travail ! M. Giannesini a reçu un ordre auquel il obéit. Lorsque le SNASUB-FSU lui rappelle que les CROUS bénéficient d’une certaine indépendance, et qu’ils n’ont donc pas à souffrir des mêmes difficultés que les autres administrations, le syndicat n’obtient aucune réponse claire…

Quel dommage ! Toute cette énergie dépensée par nos directions générales, qui pourrait être mise à profit pour moderniser notre administration, pour améliorer le management, pour fluidifier la communication, pour mener plus efficacement nos missions, toute cette énergie est aujourd’hui utilisée pour une fusion dont M. Giannesini ne sait pas nous présenter l’intérêt ! Après presque 2h de discussion, le SNASUB-FSU est plus que jamais convaincu de la justesse de l’action commune que nous menons. Avec les autres organisations, il est encore temps d’arrêter ce processus insensé !

Refusons la fusion !